| LA CATHEDRALE ET LES FRESQUES DE SAINT MAURILLE | |||||||
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On pouvait y voir autrefois, en guise de bénitier, une cuve de porphyre vert - en fait une baignoire antique -, don du roi René. Marie-Madeleine était censée y avoir baptisé le roi Marsille, de Marseille. Il y avait aussi un vase en porphyre rouge, qui aurait contenu l'eau changée en vin des noces de Cana, et qu'au XVème siècle, on remplissait de vin le deuxième dimanche après l'Epiphanie afin de le distribuer au peuple. Mais la curiosité la plus remarquable de la Cathédrale consiste probablement dans les peintures murales découvertes en 1980 par l'abbé Ruais derrière les boiseries du XVIllème siècle : datant de la seconde moitié du XIllème siècle, précieuses pour la connaissance de la peinture gothique, elles racontent la vie de saint Maurille (la mort de l'enfant, le départ en Angleterre, la retraite, la démarche des Angevins et le retour de l'évêque, la résurrection de René), confirmant le rôle important joué par cet évêque dans l'histoire angevine. |
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L'édifice actuel, construit à l'initiative de Bertrade, femme de Foulques le Réchin, sur les bases d'une église romane incendiée en 1032, date de la moitié du XIIème siècle et témoigne de l'art gothique Plantagenêt. Un bâtiment était antérieurement attribué à Charlemagne ; lequel avait probablement succédé à une cathédrale fondée par le premier évêque dAngers, Defensor, vers 325 ou 350. Celle-ci était dédiée à Notre-Dame de Moulte-Joye avant d'être consacrée, en 396, à saint Maurice par saint Martin qui la dota d'une ampoule du sang des martyrs de la Légion Thébéenne. Elle s'est aussi trouvée, ne serait-ce que par le jeu des consonances, placée sous le patronage implicite ou explicite de l'évêque saint Maurille auquel était autrefois dédiée une autre église située à l'emplacement de l'actuelle place du Ralliement. Les plus anciens vitraux, datant de 1180, se trouvent dans la nef nord. Parmi ceux du choeur figure une vie de saint Maurille (les 10 et 11èmes en partant de la gauche), tandis que les vitraux est du transept nord jouent sur les allitérations en faisant côtoyer saint Maurice et saint Maurille, saint René et saint Séréné (en fait saint Cénéré qui fut ermite dans la Mayenne - au même titre que son frère saint Cénéri dans la Sarthe - et dont la ville dAngers a inversé les consonnes). |
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| 'Fresques de la Cathédrale St Maurille, Images du patrimoine, édité par la Ville d'Angers et l'Inventaire Général | |||||||